HomoEdu - le site éducatif sur les questions d'homophobies et homosexualités, ressources

 Depuis l’an 2000, HomoEdu (www.homoedu.fr.ht) est un site de ressources pédagogiques et éducatives  relatives aux thématiques : homosexualités, homophobies, orientation sexuelle, altersexualité et sexisme, que nous traitons dans une perspective éducative.
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À la une

Le mariage homosexuel, c'est maintenant !
C'était le jour J pour le mariage pour tous, la première réforme sociétale d'importance du quinquennat de François Hollande. Après un débat marathon et des milliers d'amendements examinés, après les clashs, les discours enflammés et les crises de fou rire, place au vote solennel. Le projet de loi relatif à l'ouverture de l'adoption et du mariage aux couples du même sexe a été voté par les députés, ce mardi, par 329 voix contre 229 et 10 abstentions.
Dès que l'issue du vote a été annoncée, les députés de la majorité ont scandé: «Égalité! Égalité!» «Un grand moment d'émotion», a confié plus tard la ministre déléguée en charge de la Famille, Dominique Bertinotti. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, ovationnée par la majorité, a salué «une étape importante» mais «pas la dernière». (...)
Source: le parisien.fr
La ministre française de la Justice a dévoilé lundi 11 septembre 2012 les grandes lignes de la réforme ouvrant le mariage aux personnes du même sexe. Les réactions s'accumulent! On pouvait les attendre. La droite catholique monte au créneau, les associations de défense des droits des homosexuels déplorent un projet ressenti comme frileux. Le projet de loi ne prévoit pas en effet de donner accès à la procréation médicalement assistée (PMA). Instaurer le mariage pour tous fera-t-il évoluer les mentalités et la société toute entière ? Ancrera-t-il comme un sujet plus légitimement scolaire les questions homosexuelles et homophobes à l'école ? Entendrons-nous moins l'insulte "pédé" ici et là ? Rien n'est moins sûr... L'avenir répondra...   Lire l'article de France24


La traditionnelle «Marche des fiertés LGBT» a rassemblé des dizaines de milliers de personnes samedi à Paris de Montparnasse à Bastille portée par la promesse du président Hollande d'ouvrir le mariage aux couples homosexuels. La police, qui n'a signalé aucun incident, a comptabilisé quelque 60 000 participants au cortège, «et sans doute plusieurs dizaines de milliers de spectateurs», a annoncé la préfecture de police, qui avait compté 36 000 personnes en 2011. Pour Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT, «on est nettement plus nombreux que l'année précédente, il y a largement plus qu'un demi-million de participants». En 2011, les organisateurs avaient fait état de «plus d'un demi-million» de personnes. La vieille, la ministre déléguée à la Famille Dominique Bertinotti avait assuré que le mariage pour tous serait instauré en 2013. Symboliquement,elle était présente pour le début du défilé. La ministre s'est dite «confiante» pour que la loi «sorte en 2013».  Plusieurs personnalités étaient groupées derriere la banderole d'ouverture portant l'inscription «2012, l'égalité n'attend pas». «C'est une marche spéciale, parce que c'est la première fois que nous avons un gouvernement, un président, une Assemblée favorables à certaines avancées», a déclaré Nicolas Gougain, porte-parole de l'Inter-LGBT. Il a ajouté : «Tout reste à faire». Il «envisage les prochains mois avec optimisme, détermination et vigilance». Source Le Parisien.fr

Journée mondiale contre l'Homophobie,
                                                                       le 17 mai 2012



Dans presque toutes les écoles du monde, la violence se déchaine contre les filles et les garçons qui ne sont pas ‘comme il faut’. Trop loin des clichés de genre, pas assez masculins (pour les garçons), ou trop (pour les filles), tous ceux qui ne se conforment pas au normes font l’expérience de la stigmatisation, de la discrimination et de la violence, psychologique ou physique. Même dans les sociétés les plus progressistes, la vulnérabilité des jeunes au harcèlement peut conduire à des effets (...)  Suite sur le site IDAHO FRANCE


Sexualité animale entre même sexe
Une exposition au Musée du sexe, à New York, propose une présentation de la sexualité animale. L’occasion de voir que chez nos amis les bêtes aussi on pratique l’amour entre femelles. Les lionnes se frottent tête contre tête, se donnent des coups de bassin et gémissent, tandis que les girafes femelles se caressent, ou se lèchent et se reniflent les parties génitales. Qui savait la Savane aussi porté sur le sexe récréatif? Lionnes, girafes, bisons d'Amérique, éléphants d'Afrique, baleines grises... plus de 500 espèces animales pratiquent l'amour entre femelles. L'exposition «The sex lives of animals» du Musée du sexe de New York rappelle que leur sexualité n'est pas qu'affaire de reproduction et d'ovulation, mais bien une partie de plaisir. Tout en essayant d’appâter le visiteur avec «le porno des pandas» ou «l'évent sexuel du dauphin», la démonstration est sérieuse et documentée. Suite de l'article


Adolescents homosexuels : la révélation
Ils sont adolescents et homosexuels. A l’âge des premiers amours, ils découvrent le rejet et l’angoisse. Affirmer aujourd’hui sa différence n’est pas chose facile. Comment vivre son homosexualité ? Comment le dire ? Cette différence est très chère payée, parfois jusqu’à la mort. Léa, Anthony, Lysiane, Franck ont vu leur vie bouleversée par leur Coming Out, l’instant qui signe la fin des secrets auprès de la famille et des proches. Certains de ces enfants ont été jetés à la rue par leurs parents. Aujourd’hui ces jeunes en ont assez de se taire, de se cacher… Nous sommes allés à leur rencontre. Parcours d’adolescents qui veulent sortir de la clandestinité… A visage découvert. Si vous souhaitez le voir ou le revoir, vous pouvez le visionner en cliquant sur ce lien.

Réaction :  Comment peut-on accepter en France, en 2011, que le coming out d’adolescents homosexuels soit toujours aussi problématique pour ne pas dire douloureux ? Des années de travail fourni par nos associations aidées de façon insuffisante par des pouvoirs publics, par des médias, par des créations artistiques, littéraires, cinématographiques, en tous genres, pour en arriver là !  Des adolescents du Refuge de Montpellier ou de l’association Contact témoignent à visage découvert mais risquent l’incompréhension voire le rejet de ceux qui ignoraient leur orientation sexuelle.  Ils nous racontent leur vie, leur parcours difficile à cause des adultes. Leurs parents qui réagissent comme s’il ne savaient pas qu’une partie de la population est depuis toujours homosexuelle, que la frontière entre les orientations sexuelles est mouvante et pourtant, qui vont comme le père de l’un d’entre eux décider de placer leur enfant en famille d’accueil ; mais aussi l’administration complice qui envoie une assistante sociale convoquer l’adolescent pour un entretien au cours duquel on lui explique qu’il faut qu’il fasse des efforts pour son père ! Mais dans quel monde vivons-nous et à quelle époque ? Personne n’ignore que les jeunes gays, lesbiennes et trans. ont 4 fois plus de risque de se suicider que les autres adolescents, qu’ils vont subir insultes, brimades voire agressions à l’école et dans la société en général, qu’ils risquent le rejet de leur famille et de parfois se trouver à la rue et déscolarisés, sans compter que le regard des autres génère une mésestime de soi qui peut produire des effets psychologiques désastreux.   Entendre des collégiens répondre aux militants qui rencontrent une classe pour sensibiliser contre l’homophobie que « s’ils étaient homo ils ne le diraient pas car ils en auraient trop honte » est terrifiant ! Sommes-nous dans les années 50 au fin fond d’une campagne reculée ? Non hélas et n’importe où en France, il y a fort à parier que nombre de collégiens répondraient exactement de la même façon ! Cet excellent reportage qui avait pour but de parler du coming out des jeunes homos afin de faire le point, aboutit à un constat particulièrement attristant et surtout révoltant. Qu’attendent donc les pouvoirs publics pour agir et mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour combattre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie et leurs corollaires, le sexisme tout aussi destructeur à l’égard des filles et des femmes et l’hétérosexualité normative qui détruisent chaque jour tant de jeunes, au minimum, compromettent fortement leur avenir. L’éducation nationale porte une lourde responsabilité dans ce domaine, pas de programmes luttant clairement contre le sexisme ni les LGBTphobies, tant de références (manuels scolaires, ouvrages…) imprégnés de valeurs sexistes et homophobes,  tant d’enseignants homophobes ou à l’inverse qui craignent d’être associés à l’homosexualité s’ils abordent ces sujets ; ça ne peut plus durer. Le Centre LGBT Paris IdF n’est pas seul à considérer qu’il est bien de la responsabilité de la société toute entière de s’engager pour évoluer vers une société de respect mutuel des différences.  Tant que des adolescents subiront de telles violences, nous vivrons dans une société qui n’a de civilisé que le nom. Pour le Centre LGBT Paris IdF, Christine Le Doaré, présidente
Sélection



WEEK END : Le film du printemps pour un festival LGBT Face au succès de ce magnifique film gay dans les cinémas parisiens, les producteurs ont décidé de sortir le film dans d'autres villes comme Toulouse, Orléans, Montpellier, Grenoble, Tours, Nantes et Lille. Rencontre avec Chris New, co-star de cette histoire d'amour gay dans laquelle beaucoup se retrouvent. Sorti dans seulement deux salles à Paris, le film anglais Week-end mis en scène par Andrew Haigh a réalisé une semaine exceptionnelle avec souvent des salles combles. C'était cette semaine la meilleure moyenne de spectateurs par copie à Paris! Face à cet accueil enthousiaste, le distributeur a décidé d’élargir la sortie de ce drame particulièrement touchant en province. Certaines villes prennent le film en décalé à partir du 11 avril, Après avoir publié un entretien avec le réalisateur Andrew Haigh, TÊTU vous propose de mieux connaître l’acteur anglais Chris New, 30 ans, qui incarne le beau Glen.



Critique
: Ce film peut choquer par la crudité de certaines images ou scènes. Notons cependant qu'il présente les amours entre hommes sur un même pied qu'entre hommes et femmes. On ne peut regretter que le diversité et la tolérance soient au rendez-vous. Encore une fois, le cinéma présente une longueur d'avance sur le politique et les représentations sociales. Le synopsis est simple, mais cette tendresse entre hommes inhabituelle. Un vendredi soir, après une soirée arrosée chez ses amis, Russell décide de sortir dans un club gay. Juste avant la fermeture, il rencontre Glen et finit par rentrer avec lui. Mais ce qu'il avait pensé n'être qu'une aventure d'un soir va finalement se transformer en toute autre chose d'inattendu. Lors de ce week-end rythmé par les excès, les confidences et le sexe, les deux hommes vont peu à peu apprendre à se connaître. Et cette brève rencontre résonnera vraisemblablement toute leur vie. Cette unité de temps (un weekend) et de lieu (un appartement et son environnement) signe une excellente maîtrise cinématographique.

Ce film rappelle Juste une histoire d'amour, mais en mieux encore!





Pistes pédagogiques

Scène 1:
- Dis papa c’est quoi la fusion ?
- Laisse moi finir de lire “L’équipe” !
- On a dit en classe : tous le Humains sont égaux, quelques soient leurs races, leurs religions, et leurs idées politiques... et leurs préférences sexuelles...tu sais pa’...j’ai entendu parler de ça à la télé...ça fonctionne aussi pour les filles entre elles ?
- Bon la fusion, c’est le passage de l’état solide à l’état liquide sous l’action de la chaleur. Je vais te montrer cela...
Scène 2:
 Dis papa, on peut aimer librement qui on veut sans risque d’injure ou honte, on risque pas de se moquer...euh...de nous, hein ?
- Ben non
- Même si la personne est de couleur de peau différente
- Tu sais bien, Nicolas, qu’on est pas raciste dans la famille, ton oncle a bien épousé une espagnole, il y a très longtemps...
- Dis papa, et si c’est deux garçons...tu voix ce que je veux dire, deux garçons qui s’aiment...euh, vraiment, ils s’aiment...
- Écoute Nicolas, va finir tes devoirs, si t’arrives pas à finir ton problème de maths , je t’aiderai...tu iras bientôt au collège, perds pas ton temps à discutailler !
Scène 3: En avant, au boulot ! Suivez nos pistes pédagogiques.  Par ici le clic, la salle de cours :)


Les motifs qui conduisent à évoquer le sujet de l'homosexualité et de l'homophobie en classe sont les suivants. Le mal-être à l’adolescence, souvent ordinaire à cette période de la vie, est particulièrement accentué chez les jeunes homosexuels, gays et lesbiennes. Il peut être la cause principale de l’échec scolaire et de comportements à risques pouvant conduire jusqu’au suicide. La cause de ce mal-être peut être l’homophobie, rejet des personnes homosexuelles ou de l’homosexualité, dont ils sont parfois victimes dans le cadre scolaire, familial, ou social en général. Or cette homophobie trouve ses origines bien avant l’adolescence et certains jeunes construisent leur personnalité en intériorisant cette homophobie.Il n'est bien sûr pas question ici de demander que soient effectuées à l'école primaire des séquences sur l'homosexualité. Il s'agit seulement quand il en est besoin de répondre à un certain nombre de « faits sociaux » et d'effectuer un travail d'éducation et de prévention. Les faits sociaux internes à l'école sont aussi bien le traitement de l'injure en cours de récréation que la prise en compte de la réalité des familles des élèves, voire des questions d'actualité ou familiales posées par les élèves.  

L’école a un rôle éminent à jouer pour éduquer et prévenir, en utilisant différentes entrées dans les apprentissages :

  • Le questionnement des stéréotypes
  • L’éducation à la sexualité
  • La lutte contre les discriminations et pour l’égalité

Autant de domaines qui nécessitent une formation exigeante des personnels.  Les arguments qui sont fréquemment opposés tiennent en trois ordres. Le premier concerne les personnels, l'accusation de « prosélytisme » et l'amalgame intolérable avec la pédophilie. Le second consiste à dire que les enfants d'école primaire (voire les collégiens...) sont des êtres innocents à mille lieues de ces questions, qui de toute façon sont du ressort de la famille. Le troisième demande de « prendre le temps de la réflexion », la société n'étant « de toute évidence pas prête ».    



Chroniques d'hier: Un poisson qui n'est pas d'avril !
"Si les enseignants sont supposés lutter contre toute forme de discrimination (racisme, antisémitisme, homophobie, sexisme…), il existe peu de support pédagogique pour traiter de la question du genre et de l'homosexualité !"
Film destiné à expliquer l’homosexualité aux CM1-CM2, «le Baiser de la Lune» est enfin distribué après deux ans de polémiques. Ça faisait un moment qu’on l’attendait. Deux ans après sa réalisation, le Baiser de la Lune, un court métrage à l’intention des CM1-CM2 qui raconte l’histoire de deux petits poissons, Félix et Léon, épris l’un de l’autre, va enfin être mis à disposition cette semaine pour les enseignants et les éducateurs par l'intermédiaire de la société de production l'Espace du mouton à plumes. Ce film d’animation avait provoqué des remous. Destiné à un public trop jeune, taxé d’hétérophobie, d’incitation à l’homosexualité… des associations de parents d’élèves avaient multiplié les lettres et pétitions contre ce projet. Face à la bronca, le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, avait alors estimé que le Baiser de la Lune n’avait pas vocation à être montré en primaire, le traitement de la question des orientations sexuelles lui paraissant prématuré. Avant de spécifier toutefois, que si l’Education nationale ne soutenait pas le projet, «le choix des supports pédagogiques, en fonction du contexte éducatif et du public scolaire concerné, est laissé à la liberté de l’enseignant». Soutenu par la Ligue de l’enseignement d’Ille-et-Villaine, des associations LGBT (1) et plusieurs villes, le court métrage n’a pourtant rien de sulfureux. Dans un château qui prend l’eau, une chatte, Agathe, considère Félix, un poisson-chat, comme son neveu. Agathe, un peu trop bercée par les histoires de princes et de princesses, souhaiterait voir son Félix marié et lui cherche une petite poissonne. Sauf que voilà, Félix, les femelles très peu pour lui : celui qui lui fait battre les branchies, c’est Léon, le poisson-lune. Au grand désespoir d’Agathe. Sous les yeux du Soleil et de la Lune qui vivent, eux aussi, une histoire d’amour, le regard de la chatte va évoluer en voyant les petits poissons s’aimer d’amour tendre. Si l’histoire est poétique, la question demeure : les CM1-CM2 sont-ils trop jeunes pour entendre parler d’homosexualité ?
«Le film parle d’amour, de la pluralité des relations amoureuses. Pas de sexualité. Ce sont les adultes qui réduisent bien souvent l’homosexualité à la relation sexuelle, souligne le réalisateur, Sébastien Watel. C’est un conte moins stéréotypé que d’ordinaire. Nous avons voulu montrer qu’il n’y a pas de différences entre une histoire de princes et de princesses. Le film sert à aiguiser l’œil à la différence, à la tolérance, et à montrer qu’il n’y a pas qu’un seul modèle en matière d’amour, ni un au-dessus des autres.» Au cours des deux dernières années, Sébastien Watel a montré son film dans divers festivals. Chaque séance était suivie d’un débat avec les enfants. Si certains jeunes spectateurs questionnaient le réalisateur sur des aspects cinématographiques, d’autres rebondissaient volontiers sur l’intolérance d’Agathe, le droit d’aimer qui l’on veut, l’homosexualité… «A 10 ans, les enfants commencent à déconstruire les préjugés, expose Sébastien Watel. Ils font le parallèle avec le racisme, qu’ils connaissent bien. Contrairement aux ados, ils ne sont pas encore
pris dans la norme, le regard des autres. Ils comprennent bien le film qui est aussi sur le regard des autres et la liberté.»
Zelda Deloraie, enseignante en Bretagne, a emmené sa classe de CM2 à une de ces projections. Sa motivation ? «On entend régulièrement des insultes dans la cour de récré : "pédé-sexuel", "homosexuel". Bien souvent, les enfants les profèrent sans même savoir ce que cela veut dire. Ce qui m’intéressait, c’était de lutter contre ces a priori» raconte-t-elle. (...) Sans ce support, je ne me serais pas lancée», ajoute Zelda Deloraie. Dans sa classe, le débat s’est prolongé. Il a servi à expliquer le mot  «phobie» et le préfixe «homo». «Ce sont des petits verrous qui  s’ouvrent. On ne les fait pas sauter en une projection, mais aborder ces  sujets suffisamment tôt permet aux idées de cheminer, de ne pas les rejeter d’emblée», explique l’enseignante, qui imagine aussi que si l’un de ses élèves se découvre homosexuel, il ou elle se sentira moins seul. En tout cas, aucun parent n’a bronché. «J’avais hésité à les prévenir. Je ne l’ai pas fait car c’est parfois plus compliqué d’aborder les questions de racisme et de discriminations avec les parents qu’avec les enfants eux-mêmes !» Par ANNE-CLAIRE GENTHIALON
Extrait de l'article complet de Liberation.fr





Construit à la manière d'un conte, le baiser de la lune, aborde la diversité des relations amoureuses de façon poétique.
Le baiser de la lune. Un film d'animation de Sébastien Watel,. avec une musique originale de Laurent Dhoosche. Durée : 26 minutes. Toutes infos pour ve procurer le film ici.

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Dossier

L'invention de l'hétérosexualité




Par Louis-Georges Tin, Maître de conférence à l'IUFM-Orléans, enseigant à l'EHESS. Un article de Sciences Humaines, Mars 2012. SciencsHumaines.com La culture hétérosexuelle n’est qu’une construction parmi d’autres. Si elle domine dans les représentations des sociétés occidentales, elle n’est ni forcément naturelle ni universelle. Depuis des siècles, des milliers d’ouvrages ont été consacrés au mariage, à la famille, à l’amour ou à la sexualité des hétérosexuels. En fait, l’hétérosexualité en tant que telle n’apparaissait guère dans ces écrits, en général point de vue, donc point aveugle de toute vision. Dès lors, l’absence de réflexion sur l’hétérosexualité est en elle-même un fait remarquable, quoique rarement remarqué. 
Pourtant, le monde qui nous entoure est tout entier obsédé par l’imaginaire du couple hétérosexuel : les contes de l’enfance, les romans des adultes, le cinéma, les médias et les chansons populaires, tout célèbre à l’envi le couple de l’homme et de la femme. Exaltée comme si elle était un objet culte, l’hétérosexualité est en même temps négligée comme si elle n’était qu’une routine sociale. Elle constitue un sujet orphelin, totalement ignoré par la communauté intellectuelle, ignoré par la société tout entière en fait.
 Sur l’hétérosexualité, les questions les plus simples n’ont guère été posées. À commencer par la question des causes. En effet, quelle est donc l’origine de l’hétérosexualité ? Bien qu’en général, l’hétérosexualité semble la chose la plus « naturelle » du monde, il paraît assez difficile d’en rendre raison en termes biologiques. Or, rares sont ceux qui se sont demandé si l’attirance pour l’autre sexe était commandée par un mécanisme physiologique quel qu’il soit.
 
 L’hétérosexualité est-elle naturelle ?
 Pour le sens commun, la réponse est claire : la raison d’être de l’hétérosexualité, c’est la reproduction de l’espèce, raisonnement qui tend à rechercher l’origine dans la fin. À défaut de la cause efficiente (serait-ce un phénomène anatomique, hormonal, neuronal, génétique ?), l’on tiendrait du moins la cause finale : l’origine de l’hétérosexualité résiderait dans sa finalité génésique.
 Mais cette explication n’est guère satisfaisante. Tout d’abord, elle ne permet toujours pas de localiser le principe actif expliquant le comportement hétérosexuel. Est-il dans le cerveau, dans les gènes, dans les hormones ou ailleurs ? Ensuite, à supposer que l’on puisse ainsi expliquer le caractère hétérosexué de la reproduction biologique, il est sans doute plus difficile de rendre compte du caractère hétérosexuel de l’organisation sociale. De fait, une fois la copulation accomplie, il n’y a pas de nécessité apparente à ce que le couple se maintienne. C’est de fait ce qui se passe chez la plupart des mammifères, qui se séparent rapidement, comme le montrent dans l’ensemble les études d’éthologie.
 Même chez les primates qui vivent souvent en société, il serait tout à fait inexact de voir une quelconque hétérosexualité au fondement de l’organisation sociale. Bien sûr, la reproduction biologique est hétérosexuée. Mais, de manière beaucoup plus complexe, la vie sociale se fonde sur des rapports de dominance, de rivalité, de coopération et de fonctionnalité assez stricts : le couple hétérosexuel est rarement la cellule de base de l’organisation du groupe et, dans bien des cas, il n’est même pas nécessaire à l’éducation des petits. De ce fait, il est clair que l’hétérosexualité n’est pas ce qui règle d’ordinaire les sociétés animales. Il existe sans doute une sorte d’« instinct » qui pousse les individus d’un sexe vers ceux de l’autre sexe pendant l’œstrus, et ce comportement est hétérosexué. En réalité, les sociétés animales ne sont guère hétérosexuelles. D’une manière générale, la science biologique n’apporte pas de réponse sur l’origine de l’hétérosexualité, qui demeure largement inexplicable.
 Dès l’origine, la psychanalyse naissante a clairement remis en cause l’illusion selon laquelle l’hétérosexualité serait chose naturelle. Ainsi, en 1905, dans les Trois Essais sur la théorie sexuelle, Sigmund Freud écrivait : « L’intérêt exclusif de l’homme pour la femme est aussi un problème qui requiert une explication et non pas quelque chose qui va de soi. » Pour lui, l’hétérosexualité n’était pas une donnée immédiate de la conscience. Comme il l’expliquait dans le même essai, « l’intérêt sexuel exclusif des hommes pour les femmes est aussi un problème qui nécessite d’être élucidé et ce n’est pas un simple fait fondé sur une attirance qui ressortirait en dernier ressort d’une nature chimique ». Loin d’être une donnée naturelle, chimique ou biochimique, l’hétérosexualité était donc à ses yeux, comme l’homosexualité du reste, le résultat de l’histoire psychique de l’individu.
 En évoquant par ailleurs la bisexualité originelle de l’enfant, Freud entendait ainsi montrer que l’hétérosexualité est le résultat d’un apprentissage psychique fort difficile, qui se construit dès la plus tendre enfance. En 1920, dans Névrose, psychose et perversion, il affirmait encore : « Il faut se dire que la sexualité normale, elle aussi, repose sur une restriction du choix d’objet. » En ce sens, la psychanalyse entendait démontrer que l’hétérosexualité n’était nullement une disposition innée. Toute l’analytique des complexes, du complexe d’Œdipe en particulier, tendait à le prouver. Cependant, malgré l’extrême diffusion de tous les discours de Freud, l’idée selon laquelle l’hétérosexualité serait une disposition acquise, aussi problématique en somme que l’homosexualité, demeura tout à fait étrangère à l’immense majorité du public, et même des psychanalystes.
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Langage et stéréotypes :
L'école, la classe, la cour de récréation sont des lieux où se construisent la personnalité des enfants, et comme pour la famille ou d'autres lieux sociaux, des lieux où s'ancrent les stéréotypes, tout ce que la société considère comme normal. Le langage est un des leviers sur lesquels l'école peut agir très tôt, en cour de récréation comme en classe. La manière dont l'enseignant réagit (ou non) face à une insulte n'est pas anodine et a des incidences. Et si les enseignants se sentent armés pour reprendre une insulte raciste ou sexiste, ils ne se sentent pas forcément capables d'improviser sur l'insulte « pédé », insulte dont on connaît la fréquence. Certains auteurs* ont décrit ce mécanisme terrible qui « inscrit » l'insulte dans la chair et qui, même quand cette dernière ne vous est pas adressée, vous fait confusément ou avec terreur comprendre qu'elle vous définit et « qu'elle désigne quelque chose de mal ». 
L'absence sociale du discours sur l'homosexualité et son invisibilité se sont modifiées ces dernières années au gré des évolutions sociétales, comme le PACS, les médiatisations diverses... et en particulier l'avancée de la question de l'égalité des droits pour tous (qui a permis par exemple de faire progresser les conditions de vie des personnes en situation de handicap). L'école est restée en dehors ; or on sait que le silence, le non-dit participent de la stigmatisation et du mal-être. Sans vouloir dire que l'évocation doit être systématique dès la maternelle, l'étude et le respect de la diversité demandent que ces évocations puissent être effectives, lorsqu'il en est besoin, dans les albums de littérature jeunesse, lors de la reprise des insultes, en éducation à la sexualité, lors de la prévention des discriminations, lorsque les élèves abordent cette question, etc. Les derniers chiffres** font état de 30 000 enfants vivant dans des familles « homoparentales ». Les équipes d'école doivent maintenant pouvoir mettre des mots ordinaires sur les situations familiales « différentes » des élèves comme des collègues, et être conscients de la nécessité d'agir très tôt, pour que ne se figent pas dans les esprits les convictions de hiérarchie des êtres et des sexualités. Enfin, les règlements intérieurs des écoles doivent aborder la question de la lutte contre toutes les discriminations en mentionnant explicitement le sexisme et l'homophobie. Sur ces questions la vigilance doit être permanente, non seulement dans l'espace de la classe mais particulièrement lors des récréations et des activités sportives. 
*Didier Eribon, Réflexions sur la question gay  **voir par exemple Dominique Versini, Défenseure des enfants

Les stéréotypes sont des idées préconçues et généralisées dans l’opinion, qui découlent de « l’évidence » et ne suscitent pas à priori de questionnements. Les stéréotypes liés à l'orientation sexuelle et au genre peuvent engendrer chez certains adolescents un profond mal-être (voir la sursuicidalité des adolescents gay notamment) et des inégalités hommes/femmes dans l’orientation scolaire et la vie professionnelle (voir le BO du 1er février 2007). Cette question est maintenant mieux connue et il ne viendrait à l'idée de personne d'attendre l'entrée en classe de seconde seulement pour commencer à travailler sur l'égalité des filles et des garçons. Le lien entre sexisme et homophobie est maintenant lui aussi bien décortiqué et découle des conceptions qui placent l'homme et l'hétérosexualité en position dominante, la femme, comme le gay étant considérés comme « inférieurs ». On sait maintenant parfaitement que pour entrer dans « la maison des hommes », le petit garçon doit, au milieu de ses pairs, faire la preuve qu'il rejette les attributs de ces « sous-catégories ». C'est donc bien très tôt, avant qu'ils ne soient installés, qu'il est important de questionner ces représentations et ces stéréotypes pour lutter contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. C’est en effet dès le plus jeune âge qu’il faut agir pour que les enfants se construisent dans le respect des différences et la richesse des diversités et apprennent à mieux vivre ensemble.



Mutualisations

Interview des membres du Projet Lycée sur leurs interventions
contre l'homophobie en milieu scolaire, une initiative à Montpellier


ATELIER PHILO : docs expérimentés en classe pour amorce de discussion



L'atelier "philo" L'école primaire est un lieu et un moment où l'on a du temps, et où le caractère pluridisciplinaire des débats philosophiques permet de ne pas les considérer comme du temps perdu (on se sociabilise, on apprend à s'écouter, à s'exprimer...), exigences qui font déjà partie des IO. Par ailleurs, les enfants petits sont friands de questionnements. Ils se passionnent pour les débats... et surtout ils ne sont pas formatés comme les grands pour lesquels avoir une pensée propre semble une performance héroïque. La fraîcheur des enfants du primaire rend les débats philosophiques passionnants. On dit souvent que les enfants ne peuvent pas philosopher parce qu'ils n'ont pas de connaissances théoriques philosophiques. Cela ne peut finalement pas sembler gênant, parce que justement la philosophie est une discipline dans laquelle il n'y a pas de vérité définie. Les questions philosophiques sont des questions qui ne s'épuisent pas... Aucun des grands philosophes ne les a épuisées. Un enfant peut donc lui aussi réfléchir et s'interroger sur le sens de la vie, sur l'amitié, sur la beauté, sur la justice, sur le temps, sur le vivre-ensemble... Si philosopher c'est s'interroger sur les grandes questions existentielles et rechercher de l'universel, alors oui, comme l'ont pensé Epicure, Diderot, Montaigne, on peut philosopher dès le plus jeune âge. Suite de l'article




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Littérature jeunesse en faveur de la diversité

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Latifa Alaoui M. & S. Poulin, Marius, Ed.Atelier Poisson Soluble  -   Piotr Barsony, Papa porte une robe, Seuil Jeunesse  - Anna Boulanger, Papa, c'est quoi un homme haut sekcuel ?, Ed. Zoom (Gros béguin)   - Béatrice Boutignon, Tango a deux papas et pourquoi pas ?, Ed. Le Baron Perché  -  Alice Brière-Haquet, Lionel Larchevêque, La princesse qui n'aimait pas les princes, Actes Sud J.  -  Muriel Douru, Dis…mamans, Ed. Gaies et Lesbiennes - Muriel Douru, Un mariage vraiment gai, Ed. Gaies et Lesbiennes -  David Dumortier, Mehdi met du rouge à lèvres, Ed. Cheyne -   Ania Lemin, Elle, Ed. Esperluète (Cahiers) Thierry Lenain, Je me marierai avec Anna, Nathan (Première Lune)  - Thierry Lenain, Menu fille ou menu garçon, Nathan (NathanPoche)  - Lucia Moreno Velo & Javier Termenon, L'amour de toutes les couleurs, Ed. La Cerisaie (Ceriselles)  - Thomas Scotto & Olivier Tallec, Jérôme par cœur, Actes Sud Junior - Ophélie Texier, Jean a deux mamans, Ecole des Loisirs (Loulou et Cie)   Adéla Turin & Nella Bosnia, Camélia et Capucine, Actes Sud Junior  -Cécile Bailly, Le paradis de Paco, Ed. Gaies et Lesbiennes  Loïc Barrière, Le voyage clandestin, Seuil Jeunesse  - Cathy Bernheim, Côte d’Azur, Gallimard (Page Blanche)  Malorie Blackman, Boys don't cry, Milan (Macadam)  - Francesca Lia Block, Les petites déesses (in Des dragons à Manhattan), Ecole des LoisirsGuillaume Bourgault, Philippe avec un grand H, Editions Vents d’Ouest (Hull)  -  Melvin Burgess, Billy Elliot, Editions Gallimard (Folio junior)  Isabelle Chaillou, H.S., Rageot (Métis)  - Gaétan Chagnon, Le secret de l’hippocampe, Ed. Soulières (Graffiti) Aidan Chambers, La danse du coucou, Seuil (Points-Virgule) -  Fujino Chiya, Havre de paix, Ed. Thierry Magnier  - Marie Desplechin, J’envie ceux qui sont dans ton cœur, Ecole des Loisirs (Médium)  - Xavier Deutsch, Les garçons, Ecole des Loisirs (Médium) - Christophe Donner, Les lettres de mon petit frère, Ecole des Loisirs (Neuf)  - Christophe Donner, Tu ne jureras pas, Hachette (Côté court) - Christophe Donner, Mes débuts dans l’espionnage, Fayard (Libres)  - John Donovan, Fred et moi, Duculot (Travelling) -  Cédric Erard, J’ai pas sommeil, Ecole des Loisirs (Médium)  - Cédric Erard, Mémoires d'une sale gosse, Ecole des Loisirs (Médium) - Paula Fox, Le cerf volant brisé, Ecole des Loisirs - Isabelle Gagnon, La fille qui rêvait d’embrasser Bonnie Parker, Ed. du Remue-Ménage - Claudine Galea, Un amour prodigue, Ed. Thierry Magnier (Photo roman)  - Thomas Gornet, Qui suis-je ?, Ecole des Loisirs (Médium) - John Green et David Levithan, Will & Will, Gallimard (Scripto)  -  Gudule, Le bouc émissaire (L’Instit’), Hachette (Biblio. Verte)  - Gudule, L’amour en chaussettes, Ed. Thierry Magnier  - Gudule, Etrangère au paradis, Grasset (Lampe poche Ados)  - Jo Hoestlandt, Le Complexe de l'ornithorynque, Milan (Macadam) -  Christophe Honoré, Tout contre Léo, Ecole des Loisirs (Neuf)  - Christophe Honoré, Je ne suis pas une fille à Papa, Ed. Thierry Magnier - Didier Jean & Zad, Sweet homme, Syros (Les uns les autres) -  Lionel Labosse, L’année de l’orientation, Ed. Publibook  -Lionel Labosse, Karim & Julien, Ed. Publibook - Håkan Lindquist, Mon frère et son frère, Editions Gaïa - Claire Mazard, Macaron Citron, Syros (Les uns les autres)  - Emmanuel Ménard, C'est toujours moins grave qu'une jambe cassée, Ed. H&O -  Elvire Murail, Escalier C, Ecole des Loisirs (Médium) - Marie-Aude Murail, Maïté Coiffure, Ecole des Loisirs (Médium)  -  Marie-Aude Murail, Oh, boy !, Ecole des Loisirs (Médium)  - Denise Paquette, Annie a deux mamans, Ed. Bouton d’Or (Acadie) - Isabelle Rossignol, F comme garcon, Ecole des Loisirs (Médium)  - Brigitte Smadja, Maxime fait un beau mariage, Ecole des Loisirs (Neuf) -  Anne Vantal, Villa des Oliviers, Seuil (Karactère(s))  - David Walliams, Le jour où je me suis déguisé en fille, Gallimard 

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Outils pédagogiques      












A suivre....


reportage
Actuelles:


Historiques : Les militaires, ces garçons de joie prisés à Paris il y a un siècle Que faisaient à Paris les militaires quand ils revenaient du front ? Certains rejoignaient leur famille, d’autres allaient voir des prostitué(e)s, d’autres, encore, se prostituaient. A lire « Hôtels garnis : garçons de joie » de Nicole Canet. Nicole Canet est allée fouiner dans les archives de la préfecture de police de Paris pour restituer l’histoire des prostitués masculins de la capitale, de 1860 à 1960. Lire l'article de Rue 89

Archives
En 2009, Robert Badinter exprime que la répression de l'homosexualité est un outrage à l'humanité ! L'intervention de Robert Badinter contre la pénalisation de l'homosexualité prononcée lors du "Congrès international sur les droits de l'homme, l'orientation sexuelle et l'identité de genre" à l’Assemblée nationale le 15 juin dernier à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie, est désormais disponible en vidéo sur Internet. - L'ancien ministre de la Justice de François Mitterrand, ancien président du Conseil constitutionnel y déclare notamment : "Victor Hugo disait que la peine de mort était le signe permanent et universel de la barbarie humaine. Je dis qu'il en va de même de la répression de l'homosexualité".






film


Just A Question of Love
Un clip réalisé par un fan du téléfilm français sur une belle musique de Gavin DeGraw : "Follow Through". Bravo au réalisateur ! Aucune infraction de droit d'auteur, selon le réalisateur


Le Secret de Brokeback Mountain
Eté 1963, Wyoming. Deux jeunes cow-boys, Jack et Ennis, sont engagés pour garder ensemble un troupeau de moutons à Brokeback Mountain. Isolés au milieu d'une nature sauvage, leur complicité se transforme lentement en une attirance aussi irrésistible qu'inattendue. A la fin de la saison de transhumance, les deux hommes doivent se séparer.
Ennis se marie avec sa fiancée, Alma, tandis que Jack épouse Lureen. Quand ils se revoient quatre ans plus tard, un seul regard suffit pour raviver l'amour né à Brokeback Mountain.



A Paris, le 14 février 2010, un Kiss in à Paris, place Saint-Michel pour la Saint Valentin des Amoureux...

Voir à côté les affiches de la campagne Embrassez qui vous aimez organisé par l'association "Moules Frites" à l'occasion de la Saint-Valentin 2012
L'essentiel en pdf
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Livres


Conversations sur ...   (à suivre...)




DICTIONNAIRE DE L'HOMOPHOBIE sous la direction de Louis-Georges TIN, Préface de Bertrand Delanoë. PUF, 454 pages, 49 €
Rassemblant les contributions de 70 chercheurs d'une quinzaine de pays, le dictionnaire de l'homophobie est le premier travail d'érudition visant à déconstruire tant les discours que les pratiques exclusions et des homosexualités. (...) « C'était en 1999, se souvient ce normalien de 29 ans, enseignant en lettres à l'université de Nanterre. Lors d'une manifestation hostile au Pacs, on a entendu hurler « le pédés au bûcher ». Je me suis dit : c'est pas possible, et il faut faire un bêtisier, un dictionnaire des idées reçues à la manière du XVIIIe siècle ». (...) Gageons d'ailleurs que les détracteurs de ce dictionnaire ne manqueront pas d'y déceler de funestes influences venues cette fois d'outre-Atlantique. D'abord parce que que l'amérique est à l'avant-garde des études gays et lesbiennes, pourtant largement nourri de penseurs français comme Foucault, Cixous ou Derrida... Mais surtout parce que que l'homosexualité, c'est toujours l'Autre : au temps des lumières, les partisans de l'ancien régime la dénoncait commune comme une débauche d'encyclopédistes, un péché philosophique, plus tard, les nazis la dépeindront comme une aberration de la main juive, tandis que Gorky assurera dans la Pravda : « extirper l'homosexualité, et le fascisme disparaîtra ». Formule célèbre rabâchée à l'infini par des staliniens français qui crurent longtemps que le prolétariat ignorait l'homosexualité rappelle avec force Pierre Albertini dans l'article « communisme ». (...) Les gays et lesbiennes sont encore largement des « enfants de la honte » selon la formule de Sébastien Chauvin, et sauf dans quelles que périmètres urbains, le « racisme sextuel » les condamne à rester discret. Intériorisé, incorporé, ce mépris de soi les isole, souvent jusqu'au sein de leur famille, si bien que certains n'échappent au suicide qu'en se réfugiant dans leur « communauté protectrice ». Ce dictionnaire prépare et précipite « une véritable révolution des esprits » en opérant un déplacement crucial, depuis le problème d'une défaillance ou même une simple différence homosexuelle, vers le scandale d'un ordre homophobe qui fait de l'hétérosexualité le seul horizon légitime. Voilà pourquoi ce bréviaire de la haine ordinaire décortique un à un des lieux communs de ce que les féministes ont les premières baptisé " hétérosexism"... Extrait de l'article du monde du vendredi 22 trois 23 mai 2003. « Notre XXe siècle a sans doute été la période la plus violemment homophobe de l’histoire. » Pour combattre l’homophobie, il est nécessaire d’en déterminer les causes véritables. Parce que l’homophobie est une violence collective il fallait apporter une réponse collective à travers des articles de sensibilité différente qui se complètent. 168 entrées, 76 auteurs, anthropologues, historiens, sociologues, juristes, philosophes, psychiatres, journalistes… . Louis-Georges Tin, ancien élève de l’École normale supérieure, est agrégé de littérature du XVIè siècle et spécialiste des études gaies et lesbiennes. Dictionnaire de l'homophobie Sous la direction de Louis-Georges TIN 448 p. – 49 € ISBN : 213053582 8 Disponibilité mai 2003 Informations commerciales: protoy@puf.com www.puf.com



article de presse essentiel

L'école, lieu de déni et de souffrance pour les jeunes "pédés" Entre garçons, "pédé" est l'insulte la mieux partagée. Les filles, elles, écopent d'un "sale gouine" quand elles refusent des avances. Dans les collèges et lycées, au moment même où certains jeunes se découvrent homosexuels, l'insulte homophobe est reine. Samedi 16 juin, les associations Act Up, Aides, la Ligue des droits de l'homme, Prochoix, Sida-Infoservice et SOS-Homophobie, ont tenu colloque pour dresser le bilan de l'homophobie à l'école, et déplorer les carences de l'action publique. Quelque 12 000 personnes se suicident chaque année.Parmi elles, bon nombre de jeunes : le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans. Au Canada, dès 1994, une étude du ministère de la santé montrait que les homosexuels font partie des premiers groupes à risque. En France, aucune donnée n'existe. Le Centre gay & lesbien a donc très récemment pris l'initiative de diffuser dans la France entière un questionnaire "Jeunes et sexualités", qui comporte des questions sur le suicide, et dont les résultats seront connus en fin d'année. Or l'école est "le" lieu de souffrance, le lieu d'invisibilité pour les jeunes gays, a rappelé, lors du colloque, Michel Dorais, professeur en sciences sociales à l'université Laval, au Québec : "C'est là que se construit le dégoût de soi-même qui mène à la tentation suicidaire." Quolibets, insultes, bousculades, agressions physiques, parfois quotidiennes, et encore peur, solitude, dépréciation de soi... Les participants au colloque, qu'ils soient militants associatifs, chercheurs, professeurs, chefs d'établissement ou syndicalistes, ont dépeint la même – sombre – réalité quant au vécu de l'homosexualité au collège, puis au lycée, à ces âges où sexisme et homophobie soulagent certains jeunes de leurs propres angoisses identitaires.D'autant que le silence de l'institution scolaire sur l'homosexualité plaide en faveur de sa dépréciation. L'homosexualité est absente des manuels scolaires. "Rien en 6e, 5e, 4e. En 3e, on arrive aux camps de concentration, et là, on fait apparaître les homosexuels pour les exterminer !", a ironisé une enseignante. L'homosexualité des écrivains ou personnages historiques n'est quasiment jamais mentionnée. En cours de sciences naturelles, la sexualité n'est abordée que dans ses visées reproductives. "Nous sommes en pleine contradiction avec les idéaux égalitaires de la République, que l'école, lieu pivot de la socialisation, devrait transmettre, a souligné Daniel Borrillo, maître de conférences en droit à l'université Paris-X et juriste d'Aides. L'école participe au maintien de l'ignorance, des tabous et préjugés, alors qu'elle devrait apprendre aux jeunes à lire l'homophobie comme une forme de discrimination comme une autre." Sur la ligne Azur (0810.20.30.40), destinée aux jeunes en difficulté dans leur sexualité, les témoignages sur "l'inertie de l'institution scolaire face aux brimades et insultes" sont légion, selon René-Paul Leraton, coordinateur de la ligne. Dépourvus de formation sur l'homosexualité et l'homophobie, qui ne sont pas abordés à l'IUFM, enseignants, chefs d'établissement, infirmières scolaires et assistantes sociales peinent à aborder ces sujets. Lorsqu'eux-mêmes sont homosexuels, et pourraient représenter des modèles positifs pour les jeunes concernés, "ils le cachent, a regretté Christine Le Doaré, présidente de SOS-Homophobie, par peur de l'amalgame pédophile". Par crainte pour leur carrière. "Par peur du jour où les élèves le sauront", a dit simplement Daniel, conseiller principal d'éducation dans un lycée parisien. "On est dans un non-dit absolu dans les lycées. Et pourtant, depuis le vote du pacs, la parole des élèves tend à se libérer, notamment dans le cadre des nouvelles disciplines, comme l'éducation civique, juridique et sociale. Mais la paranoïa totale autour de la pédophilie bloque tout débat sur l'homosexualité", a témoigné Corinne, proviseur adjoint dans un lycée de la banlieue parisienne. Les associations présentes se sont dites très rarement sollicitées pour des interventions en milieu scolaire. Proviseurs et principaux, pensent les militants, ont peur d'être accusés de prosélytisme par les parents d'élèves. La nouvelle mallette d'information sur l'éducation à la vie et à la sexualité aborde bien l'homosexualité pour la première fois dans un document de l'éducation nationale. Mais la distribution de cette mallette semble erratique. "Il y a un an, Jack Lang nous avait reçus et nous avait demandé de lui faire des propositions. Depuis, plus rien. On ne va pas encore attendre dix ans avant de parler d'homosexualité à l'école !", s'irrite Daniel Borrillo. Les associations organisatrices ont décidé de contacter quelques dizaines de proviseurs et principaux pour commencer à développer les interventions dans les établissements. Et d'écrire à tous les recteurs pour intervenir en IUFM dans les cours d'éducation à la sexualité. P. Kr. LE MONDE | 23.06.01 | 11h23



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l'encyclo en ligne, à savoir...
Durant tout le Moyen Âge en Europe, l’homosexualité est combattue, notamment par l’Inquisition, sous le nom de « bougrerie ».
 ◊ La doctrine nazie considère les homosexuels comme des « criminels contre la race ». Entre 5 000 et 10 000 furent enfermés dans les camps.
 ◊ 1973 : l’Association américaine de psychiatrie retire l’homosexualité de sa liste des maladies mentales (DSM-IV).
 ◊ 1982 : la France dépénalise définitivement l’homosexualité.
 ◊ 1990 : l’homosexualité n’est plus considérée comme une maladie par l’OMS.
 ◊ 2008 : une déclaration est lue à l’Assemblée générale des Nations unies, portée par 68 pays. On ne choisit pas d'être homosexuel : Durant l’Antiquité, l’homosexualité était courante et relativement tolérée (1). Puis certaines sociétés se sont fermées. L’homosexuel est alors devenu un paria moqué, méprisé, malmené et condamné. Sous le régime nazi, des milliers d’homosexuels, considérés comme des « criminels contre la race », furent déportés dans les camps. Au même moment, le régime soviétique inscrit l’homosexualité dans le code pénal. Aujourd’hui encore dans sept pays musulmans (Arabie Saoudite, Iran, Yémen, Mauritanie, Soudan, Nigeria et Somalie), l’homosexualité est passible de la peine de mort (2).
 Dans de nombreux autres pays, l’homosexualité fut criminalisée ou psychiatrisée : en Grande-Bretagne, l’homosexualité est restée illégale jusqu’en 1967 ; aux États-Unis, elle fut rayée de la liste des maladies mentales en 1973. Longtemps après, elle est restée infamante, et le reste encore dans de nombreux milieux.
 Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi certaines personnes ont opté pour une pratique sexuelle aussi coûteuse sur le plan humain ?
 La réponse est peut-être tout simplement qu’il n’avait pas le choix ! Tel est en tout cas l’avis de Jacques Balthazart, auteur de Biologie de l’homosexualité et pour qui « on naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être » (3).
 J. Balthazart est neuroendocrinologue. Il soutient dans son livre que l’homosexualité n’est pas un choix mais est déterminée par des causes biologiques. Pour défendre sa thèse, il s’appuie sur une série de recherches menées dans les pays anglo-saxons sur les liens entre hormones et sexualité.
 Précisons d’abord que l’homosexualité dont il parle ne relève pas de pratiques de circonstances : celles des prisons, des pensionnats, des monastères, liées à l’absence de mixité dans un même lieu. De même, il n’envisage pas l’homosexualité comme pratique initiatique ou comme simple « expérience ». L’homosexualité dont parle J. Balthazart relève d’une orientation sexuelle stable qui apparaît en même temps que le désir sexuel.
 
L’influence hormonale sur l’homosexualité
, une thèse sulfureuse ? La réponse est peut-être tout simplement qu’il n’avait pas le choix ! Tel est en tout cas l’avis de Jacques Balthazart, auteur de Biologie de l’homosexualité et pour qui « on naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être » (3).
 J. Balthazart est neuroendocrinologue. Il soutient dans son livre que l’homosexualité n’est pas un choix mais est déterminée par des causes biologiques. Pour défendre sa thèse, il s’appuie sur une série de recherches menées dans les pays anglo-saxons sur les liens entre hormones et sexualité.
 Précisons d’abord que l’homosexualité dont il parle ne relève pas de pratiques de circonstances : celles des prisons, des pensionnats, des monastères, liées à l’absence de mixité dans un même lieu. De même, il n’envisage pas l’homosexualité comme pratique initiatique ou comme simple « expérience ». L’homosexualité dont parle J. Balthazart relève d’une orientation sexuelle stable qui apparaît en même temps que le désir sexuel.
 J. Balthazart mobilise plusieurs arguments. Tout d’abord, l’injection d’hormones sexuelles sur des embryons de rats modifie leur orientation sexuelle à l’âge adulte. Ainsi, les rats mâles dont le cerveau n’est pas masculinisé ont tendance à préférer d’autres mâles aux femelles. Par ailleurs, chez les humains, certaines maladies endocrines suggèrent qu’un même type de déterminisme joue, car elles ont une forte incidence sur l’homosexualité.
 Cette influence hormonale sur l’orientation sexuelle aurait donc lieu durant la phase fœtale, au moment de la « sexualisation du cerveau », et non après la naissance. C’est pourquoi les injections de stéroïdes sexuelles à l’âge adulte (pour le traitement de certaines maladies ou chez les sportifs) ne changent pas l’orientation sexuelle.
 Après avoir rassemblé des études neuroendocrinologiques, épidémiologiques, génétiques convergentes, J. Balthazar en arrive donc à la conclusion que de forts déterminismes biologiques expliqueraient l’homosexualité, même si la causalité n’est sans doute pas unique.
 Que penser de cette thèse pour le moins sulfureuse ? Sur le plan scientifique, J. Balthazart n’apporte pas de preuves directes et absolues d’un déterminisme biologique de l’homosexualité mais plutôt un faisceau d’arguments convergents en faveur de sa thèse. Sur le plan moral, sa théorie n’est pas particulièrement choquante : le rejet de l’homosexualité peut se faire autant en invoquant la nature ou la liberté de choix. L’Église catholique l’a condamnée parce qu’elle la jugeait « contre nature ». À l’inverse, la revendication des droits des homosexuels peut se faire au nom du respect des différences, indépendamment de savoir si cette différence relève ou non d’un choix initial. NOTES (1) Voir Georges Vigarello (dir.), L’Invention de la virilité. De l’Antiquité aux Lumières, t. I de Georges Vigarello, Jean-Jacques Courtine et Alain Corbin (dir.), Histoire de la virilité, Seuil, 2011.
 (2) Le 1er janvier 2002, en Arabie Saoudite, trois hommes accusés de sodomie furent décapités.
 (3) Jacques Balthazart, Biologie de l’homosexualité. On naît homosexuel, on ne choisit pas de l’être, Mardaga, 2010. Jean-François Dortier Article complet à lire SciencesHumaines.com







 
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